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Renault. Blocage et occupation contre les licenciements à la Fonderie de Bretagne

Suite aux possibles fermetures de sites envisagées par Renault, les salariés ont décidé de se mobiliser. A la Fonderie de Bretagne, les travailleurs s’organisent. Après un débrayage, ils envisagent d’occuper l’usine à l’approche des annonces de Macron.

mardi 26 mai

Crédit photo : Stéphane Izad - France Télévision

Depuis hier, les salariés de Renault de la Fonderie de Bretagne, une des usines qui pourrait être concernée par le plan de restructuration de l’entreprise, se mobilisent. Hier, ils ont débrayé et refusé de travailler après les annonces très peu rassurantes de Bruno Le Maire, qui expliquait : « Bien sûr que nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d’adapter son outil de production ». Sous prétexte de la « compétitivité » de l’entreprise, le ministre de l’économie a clairement préparé la voie pour les licenciements.

Cet après-midi, c’est Macron qui doit s’exprimer et proposer un plan de relance pour le secteur automobile et notamment Renault et les salariés ont décidé de l’avertir de leur détermination. L’accès au site est ainsi bloqué depuis lundi et une occupation a été mise en place. "Depuis l’usine est en grève : entrées et sorties bloquées, production arrêté, occupation jour et nuit. 250 personnes y participent sur les 380 que compte aujourd’hui le site (mais une partie en activité partielle, arrêt covid...)." rapporte ainsi Auto Critique

Comme l’explique Maël le Goff, secrétaire CGT : « l’outil de production est tout neuf, de la ligne de moulage à l’usinage et maintenant on nous annonce la fermeture du site ». Une fermeture qui vise clairement à faire payer la crise de l’entreprise aux salariés. Alors que pour lui : « la Fonderie de Bretagne est dans le couloir de la mort », le secrétaire de la section CGT de l’entreprise ajoute à l’AFP : « Le mouvement est reconduit pour la journée, on est environ 150/200 salariés devant ».

Alors que le gouvernement ouvre clairement la porte aux licenciements et que Renault semble prêt à faire payer sa crise à ses salariés, leur contestation est d’une importance cruciale. C’est un avertissement avant les annonces de Macron et une première étape pour refuser les licenciements et reprendre en main l’usine. Contre toute tentative de nous faire payer la crise, les salariés sont en capacité de s’organiser pour refuser les restructurations et gérer eux-mêmes la production.




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