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Politique

Expulsion de réfugiés

Tentes lacérées, couvertures dans la boue : la police évacue le camp de migrants de Grande Synthe

Ce 29 décembre, dès 8h45, sous la pluie et les deux degrés de Grande Synthe (commune du Nord), des migrants ont été expulsés. Embarqués dans des bus ou restés dans la forêt, ils n'ont plus rien après le passage des forces de police qui ont lacéré leur tentes.

mercredi 30 décembre 2020

Crédits Photo : Louis Witter sur Twitter

C’est dès 8h45 ce 29 décembre que le camp de migrants de Grande Synthe a reçu, comme à Calais, son cadeau de Noël : une évacuation à marche forcée sous la pluie et dans la boue hivernale.

Surpris à l’aube, les migrants réfugié dans la forêt sortent de leurs tentes, déjà lacérées par la vingtaine de policier et les équipes de nettoyage. Un réfugié Kurde tente d’empêcher la destruction de sa tente en s’écriant : « oh no, man, don’t touch my house, no, no » silence, puis « OH. I’m homeless now ». Les policiers conduisent certains réfugiés vers des bus dont on ne connaît pas la destination alors que d’autres s’enfuient.

En pleine période hivernale, durant une pandémie mondiale et dans une région où la tempête Bella fait rage, le gouvernement et ses instances territoriales expulsent des réfugiés déjà en situation de détresse sociale. Leurs tentes lacérées, leurs couvertures jetées dans la boue, c’est l’expression d’une politique de répression accrue qui s’abat sur les populations les plus pauvres, migrants, réfugiés, demandeurs d’asile. Celle-ci est mise en place par un gouvernement qui est à l’origine de lois racistes et sécuritaires et qui laisse des milliers de gens fuyant la guerre se noyer en Méditerrannée, qui laisse des groupuscules d’extrême droite fermer les frontières et agresser des bénévoles.

Ce déchaînement de violence quotidien a crevé le silence médiatique criminel suite à l’expulsion ultra-répressive de la Place de la République à Paris. Alors que les population de réfugiés s’organisent à travers la France, exigeons la régularisation de tous les sans-papiers et la réquisition des logements vides pour pouvoir mettre fin à la misère institutionnalisée par le gouvernement et ses chiens de garde.




Mots-clés

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