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Répression patronale

Répression à la SNCF. 5 militants syndicaux convoqués en entretiens disciplinaires

Alors que le déconfinement vient à peine d'avoir eu lieu, la SNCF s'est hâtée de convoquer cinq militants syndicaux du secteur de Paris Est en disciplinaire pour des faits de grève.

mardi 12 mai

 Crédits photo : Loïc Venance / AFP 

À peine sortis du déconfinement, le couperet tombe de nouveau du côté de la SNCF. Comme après chaque bataille, la direction ne se gène pas pour entamer la chasse aux militants syndicaux. Après plusieurs grosses attaques suite à la grève de 2018, avec près d’une trentaine de militants réprimés, la direction s’attaque à 5 militants syndicaux pour des faits de grève. La direction monte de nouveau un dossier à charge pour réprimer des militants syndicaux et dénonce une occupation de locaux qui a eu lieu le 5 février, alors qu’il n’a été question que d’un rassemblement pour un moment convivial.
 
Plusieurs de ces militants sont soumis à des dossiers à charge, une habitude qui devient de plus en plus courante de la part de la SNCF lorsqu’elle fait la chasse aux militants syndicaux. On peut en effet se souvenir du fait que la SNCF avait déjà recouru à ce procédé afin de réprimer un militant syndical, d’ailleurs toujours menacé de licenciement, pour s’être mis a genoux devant sa hiérarchie

De plus, nous dénonçons le caractère particulièrement scandaleux d’établir de telles procédures dans la période. Le gouvernement, main dans la main avec les directions d’entreprises, demandaient l’unité nationale, et demandaient aux travailleurs de faire des efforts pour traverser la période de crise. On a pu alors s’apercevoir qu’une fois de plus, les efforts sont exigés dans un seul sens, et que la direction de la SNCF ne se gène pas pour poursuivre la répression dans une des périodes les plus difficiles. Et ce alors même que les cheminots se retrouvent depuis le début en première ligne face à la pandémie, tout en ne travaillant même pas dans de bonnes conditions dans cette période de crise sanitaire ! De quoi faire grincer des dents les usagers qui ont été témoins des milliers de stickers posés sur les sièges et au sol en gare. Il est triste de constater que la priorité de la SNCF dans la période soit de faire la chasse aux militants syndicaux, qui sont souvent ceux qui veillent à ce que les conditions d’hygiène et sécurité soient respectées.

Comme l’indique le tract intersyndical ci-dessous, un militant, secrétaire du CASI, a reçu une convocation pour un entretien disciplinaire en vue d’une radiation des cadres (licenciement), tandis que pour les 4 autres militants, le risque n’est guère moindre puisque la direction demande une sanction supérieure au blâme avec inscription pour chacun d’entre eux.

Une fois de plus, la mobilisation devra être de taille pour répondre à cette attaque d’ampleur dans la période actuelle. Si la répression venait à faire son chemin, cela serait problématique pour tous les militants syndicaux ou travailleurs qui organisent la résistance et qui rappellent sans relâche à la direction, lorsqu’elle a manqué à ces obligations dans la période. Dernière provocation de la part de la direction : elle invite les organisations syndicales a une table ronde le 20 mai, le même jour que l’un des entretiens disciplinaires. 
 
Les Organisations syndicales de Paris Est ont déposé un préavis de grève le 18 mai pour défendre les militants réprimés, les entretiens disciplinaires auront lieu les 18,19 et 20 mai à l’établissement traction ; et le 20 mai au TPE de Noisy.

Tous ensemble contre la répression des militants syndicaux !




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